CHEB HASNI EST UN CHANTEUR SIMPLE MAIS AVEC UN DON UNIQUE Le journal EL-Watan du Dimanche 29 Septembre 2002 dans sa 13 me page écrit dans son article Culture rubrique Évocation : CHEB HASNI Huit ans déjà ! Incontestablement désigné Roi du Raï sentimental (Music Raï), le défunt Hasni possède le répertoire le plus riche de tous les chanteurs (tous genre confondus). Pourtant, sa carrière artistique a été très courte (à peine huit ans). Une carrière que Hasni a débutée très jeune. A 18 ans (il est né en février 1968), il était déjà connut dans les boîtes de nuit et autres lieux de fête par tendance très sentimentale. On lui connaissait son penchant pour le football (où il aurait pu faire une grande carrière) et sa sensibilité. Bizarrement, il enregistre Berraka en duo avec Zahouania, une chanson très Raï hard. Mais très vite, l'enfant de Gambetta (quartier populaire d'Oran), et comme pour se rattraper, enregistrait des cassettes dans le style qui allait le distinguer des autres chanteurs Raï de sa génération. En l'espace de cinq années, Hasni (avec Cheb Nasro, il faut le rappeler) est devenu le chef de file des "Raï lovers". Un genre où les paroles évoquant la souffrance et le chagrin d'amour sont la principale caractéristique. La Blonde (ou la brune) mon amour est la première chanson qui l'a propulsé sur le podium. Suivaient plus d'une centaine de chansons enregistrées au niveau de plus de 15 studios et maisons d'édition. Bref, un répertoire riche de près de 50 Cassettes. En réalité, trois étapes distinguaient la carrière de Hasni. Il y a eu tout d'abord cette recherche du style. Une recherche qui a duré près de trois années. Elle a débuté avec Omri, Goulili wech s'maâti (mon amour, dis-moi ce que tu as entendu) et s'est terminée avec Chira elli nebghiha (La fille que j'aime). La deuxième étape, Hasni l'a débutée par S'rat biya qeça (L'aventure) et terminée par H'left jamais de la vie (J'ai juré). Une étape qui correspondait au début de la décennie noire. Bouleversé par les problèmes du pays et ceux familiaux, ELLAH YERAHMOU (comme on aime bien le désigner à Oran) ne pouvait qu'être touché. Entre Ghir h'na (Ici) et El Visa, Hasni avait le coeur qui basculait entre deux rives de la Méditerranée. Lui qui a choisi de rester au pays pour chanter l'amour. Avec Tal ghiabek (Ton absence n'a que trop duré), le roi du sentimental allait franchir l'étape de la maturité artistique. Pendant tout son chemin, Hasni formait une paire de rêve avec ALI, un musicien réputé pour être un vrai professionnel, connaisseur du genre Raï music. On avait l'impression que HASNI était seul sur la scène de la chanson Raï, tellement il était prolifique et créatif surtout. Tous les jeunes se reconnaissaient dans ses chansons. Mais, il a suffi de deux balles assassines pour que se taise le rossignol en ce 29 Septembre 1994. On n'en revenait pas On se souvenait de YA DRA BESSAH HASNI METT (Est-il vrai que HASNI est mort ?) Qui allait devenir une triste réalité ! Même succès pour H'SSEBT GALBEK AÂCHAK (J'ai cru que ton coeur était amoureux). Huit ans après sa mort, les succès de HASNI enregistrent toujours les meilleures ventes. A vrai dire, toutes les cassettes de HASNI constituaient des succès. En 2002, du moins dans la ville natale, HASNI est l'idole et le symbole de toute une jeunesse. Il le restera aussi longtemps que la conscience populaire sera vivante. Le journal EL-Watan du Dimanche 29 Septembre PAGE 13 Article Culture, Rubrique Évocation Écrit à Rhourd-Nouss 300 au sud est de HASSI-MESSAOUD le 30/10/2002 à 19h27mn chambre 54/10 par BEYZED2000